Conclusion générale

      La nature fait partie intégrante de notre quotidien. L'homme s'inspire de la nature en l'observant avec persévérance et attention. Si certaines similitudes sont difficiles à remarquer, d'autres paraissent évidentes : par exemple, peut-on douter de l'influence des oiseaux sur l'invention de l'avion ? L'homme a de tous temps réussi à imiter la nature pour améliorer ses conditions de vie.

      Cependant, nous ne voyageons pas dans une carcasse recouverte de plumes, et il a bien fallu créer un objet volant en s'inspirant de ces êtres vivants que sont les oiseaux. L'homme ne se contente donc pas d'imiter, il conceptualise à partir de ses obervations. L'exemple le plus flagrant de l'association entre imitation et invention est le fameux savant du XVIème siècle Léonard de Vinci.

       Néanmoins, si l'homme imite la nature  il est aussi capable de l'expliquer à l'aide de modèles. C'est ce qu'a fait D'Arcy Thompson en élucidant le fonctionnement de l'évolution des espèces. Il a montré qu'on pouvait passer d'une forme à une autre par certaines transformations géométriques progressives. On appelle cela la "théorie des transformations" qui explique les déformations continues rencontrées au cours de l'évolution d'une espèce.  Avant d'imiter, l'homme doit donc comprendre la nature.

      La complexité de l'homme lui a permis aussi bien d'imiter la nature que d'inventer de nouveaux systèmes de transports car, s'il fait parti du monde vivant, il se caractérise par son intelligence.

      Malgré tout, l'homme ne peut pas inventer librement... Il est contraint par certains principes. En effet, trouver des solutions techniques efficaces compatibles avec ces lois n'est pas une évidence, et le plus souvent, l'ingénieur passe des heures, des mois ou des années, souvent sans résultat, devant son ordinateur, à simuler, selon les lois de la physique des suspensions automobiles ou des formes aérodynamiques. Plus rarement en observant la nature, en l'imitant, le concepteur peut avoir une illumination et découvrir des formes aérodynamiques complexes auxquelles le tâtonnement sur ordinateur ne l'aurait jamais conduit.

       Il y a aussi une autre facette concernant les transports, c'est leur organisation : on ne lance pas sur les routes ou dans les airs des flottes entières d'engins sans avoir formé leurs pilotes ni rédigé des règlements. Là aussi  il y a des lois et contraintes qui sont celles de la cybernétique. Il ne s'agit plus de physique, mais de mathématiques et pourtant la nature s'y soumet. Quiconque a observé un vol d'étourneaux reste confondu devant la façon dont une nuée entière virevolte dans le ciel. Comment communiquent-ils ? Y a-t-il un chef ? Comment imiter cette perfection ? Les cybernéticiens ont ainsi mis au point des algorithmes d'optimisation directement inspirés des déplacements des colonies de fourmis !

      Soumission aux lois de la physique ou imitation des réalisations de la nature, on voit que le sujet est loin d'être épuisé.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×